En 2026 quatre des plus grandes entreprises technologiques américaines – Microsoft, Amazon, Alphabet (Google) et Meta – s’apprêtent à dépenser des sommes colossales dans la course à l’intelligence artificielle (IA), pour environ 0,6% du PIB (produit intérieur brut) des Etats-Unis. C’est plus que l’emblématique programme spatial Apollo sur la Lune.

Microsoft, Amazon, Alphabet (Google) et Meta s’apprêtent à dépasser le record historique du programme Apollo, qui a permis aux Etats-Unis de poser un homme sur la Lune. A l’époque, cette mission emblématique du XXe siècle avait coûté environ 25 milliards de dollars (entre 200 et 280 milliards de dollars ajustés selon l’inflation), soit 0,5% du PIB américain.
Cette année 2026, la combinaison des dépenses des Big Tech consacrées à l’IA pourrait atteindre environ 600 à 650 milliards de dollars. Ces dépenses concernent principalement des investissements en capital (CapEx) pour construire des datacenters, des clusters de calcul haute performance et des écosystèmes d’infrastructure logicielle et matérielle.
Ces dépenses représenteraient plus de 0,6 % du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis.
Au-delà du « record », ces chiffres portent un changement de paradigme économique majeur : quatre entreprises privées alignent une volumétrie de dépense inédite ; leur poids relatif est suffisamment important pour rivaliser avec des campagnes d’investissement qui avaient transformé l’économie américaine ; et si ils sont plus modestes que les mobilisations de capitaux historiques extrêmes – l’achat de la Louisiane, le programme New Deal ou l’effort de guerre de la Seconde Guerre mondiale – ils sont les plus forts depuis ces périodes.
L’investissement technologique des géants du numérique dans l’IA souligne non seulement l’importance stratégique de cette dernière dans l’économie contemporaine, mais aussi la montée d’une nouvelle ère où les entreprises privées peuvent mobiliser des capitaux à une échelle comparable aux grands projets publics du passé.

