Crise énergétique : jusque là, ça va…

Sur les fronts de l’électricité comme du gaz, les marchés profitent du redoux pour enregistrer des replis des prix, nettement en deçà de ceux affichés au début de la crise ukrainienne.

75 € le MWh de gaz livré à Rotterdam, depuis le début décembre les tarifs sont très loin des flambées que nous avons connues après le début de la crise ukrainienne. La tendance est la même du côté de l’électricité, avec même des cours qui, parfois, sont en territoire négatif.

La situation énergétique en Europe profite d’un hiver clément, marqué par le redoux. C’est certes inquiétant pour notre avenir climatique, mais au moins cela soulage les consommateurs, qui chauffent moins, et les tarif comme les stocks d’énergies.

Au point que les réserves de gaz ont baissé beaucoup moins rapidement que prévu – le taux de remplissage européen est de 83% (il n’était que de 54% à la même période 2022) – et que les experts estiment qu’une partie de ce stock servira à démarrer l’hiver prochain.

Pour autant, la prudence reste de mise, la météo demeure capricieuse, et si la tendance climatique reste à la hausse des températures, les prochains mois pourraient être rudes. Et EDF est toujours en retard sur la relance des centrales nucléaires à l’arrêt !