PAU et Axione construisent le premier data center de proximité public des Pyrénées-Atlantiques

La Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées et la Fibre Paloise (Groupe Axione) s’associent pour construire à Pau le premier data center de proximité public des Pyrénées-Atlantiques. Située à proximité du Centre Technique Municipal, cette infrastructure locale, indépendante et hautement sécurisée permettra d’héberger les données essentielles du territoire au plus près des usages.

Communiqué – Un outil qui s’inscrit dans la continuité de l’aménagement numérique du territoire palois

Depuis plus de 20 ans, la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées innove et propose sa propre vision d’une politique numérique au service de tous, particuliers et entreprises. Le projet de data center s’inscrit dans la continuité de l’aménagement numérique du territoire.

  • Dès 2003, la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées crée Pau Broadband Country pour mettre en place l’accès au Très Haut Débit sur le territoire. La même année, la Société Paloise pour le Très Haut Débit (SPTHD) est créée pour porter l’un des premiers réseaux fibre optique d’Europe à destination des entreprises et des particuliers.
  • En 2018, la Fibre Paloise rend éligible la totalité des foyers et des entreprises à la fibre optique des communes du cœur d’Agglomération soit plus de 100 000 prises.
  • Enfin, en 2026, nouveau jalon d’une politique d’aménagement numérique ambitieuse, la construction du data center est lancée.

Actuellement, une partie des données de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées sont hébergées dans la salle informatique de l’Hôtel de France. Cette installation a été utile pendant de nombreuses années, mais elle atteint aujourd’hui ses limites techniques : capacité d’hébergement limitée (14 baies contre une capacité évolutive pouvant aller jusqu’à 44 dans le nouveau data center), niveau de résilience plus faible, vétusté des équipements et nuisances sonores. Cette situation nécessitait une évolution structurelle majeure.

Un data center de proximité pour héberger les données et usages critiques du territoire

Concrètement, un data center local permet d’héberger des données et applications qui ne peuvent pas dépendre uniquement d’infrastructures éloignées : données administratives, sauvegardes, outils de supervision, services numériques des collectivités, applications métiers ou encore plateformes liées aux réseaux multi-services et à l’IoT.

Le data center de proximité de Pau constituera un maillon essentiel de l’aménagement numérique du territoire palois. Il offrira des services d’hébergement de données aux administrations ainsi qu’à tous les partenaires locaux de l’économie et du numérique.

Cette solution traduit une volonté d’optimiser la sécurité des données, stockées et contrôlées localement et d’assurer leur souveraineté, en apportant une réponse concrète aux attentes du territoire et de ses projets publics comme privés.

La collectivité en retirera un bénéfice direct et, à terme, se doter d’une telle infrastructure lui permettant de préparer les nouveaux usages numériques (supervision des réseaux, interconnexion de sites publics, IoT, gestion énergétique des bâtiments, services numériques de proximité, etc.).

Un haut niveau de performance et de sécurité

Sur une parcelle de 1485 m², le data center de proximité palois sera composé de trois zones : le bâtiment principal de 450 m², une zone de voirie pour les réseaux divers et une zone technique extérieure. La livraison de l’infrastructure est prévue en octobre 2027.

Ce data center poursuit plusieurs objectifs :

  • Souveraineté : hébergement traitement des données localement pour un renforcement de la maîtrise de leur accès, leur sécurité et leur gouvernance ;
  • Sécurité : sécurité des données assurée en conformité avec les exigences de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information), sécurité physique (contrôle d’accès et vidéoprotection) et sécurité environnementale (détection et extinction incendie) ;
  • Résilience : fonctionnement 24h/24 et 365 jours/an, conformité au Tier 3, redondance des installations pour plus de fiabilité et dispositifs de secours pour garantir la disponibilité des services ;
  • Performance énergétique : PUE (indice d’efficacité énergétique) inférieur à 1,4, systèmes de refroidissement avancés, confinement d’air chaud, free cooling et onduleurs haute performance ;
  • Attractivité : anticipation des besoins, puissance électrique sur-mesure pour chaque administration ou partenaire hébergé, connectivité sécurisée et capacité d’hébergement souveraine pour les administrations, entreprises et partenaires locaux.

Une infrastructure numérique responsable

Pour limiter au maximum l’énergie consommée par les fonctions non informatiques, notamment le refroidissement, tout en garantissant la disponibilité des équipements, des choix techniques cohérents ont été faits.

  • Un PUE inférieur à 1,4. Le PUE, ou Power Usage Effectiveness, mesure le rapport entre l’énergie totale consommée par le data center et l’énergie réellement utilisée par les équipements informatiques. Plus il est proche de 1, plus l’infrastructure est efficace. Pour 120 kW d’environnement informatique, le futur data center consommera au maximum 168 kW, contre 300 kW pour l’ancienne infrastructure affichant un PUE de 2,5.
  • Le free cooling : utiliser l’air extérieur pour refroidir plus sobrement. Le système de free cooling intégré exploite la température extérieure lorsque les conditions le permettent. Plutôt que de solliciter en permanence les compresseurs frigorifiques, l’installation utilise l’air extérieur frais pour réduire la charge de refroidissement. Résultat : les compresseurs fonctionnent moins, les consommations électriques diminuent et l’empreinte énergétique annuelle du site est réduite.
  • Une consommation en eau limitée. La consommation annuelle en eau sera limitée à environ 3 m³ par an, soit un niveau très faible au regard de la consommation annuelle moyenne d’un foyer français, estimée à 120 m³. Le système fonctionne en circuit fermé, avec un renouvellement ponctuel du volume d’eau technique.
  • Un confinement d’air chaud pour éviter les pertes d’énergie. Dans une salle IT, les serveurs aspirent de l’air froid et rejettent de l’air chaud. Le confinement d’air chaud consiste à séparer strictement ces deux flux : l’air froid est distribué à l’avant des serveurs autour de 24 °C, tandis que l’air chaud, repris autour de 36 °C, est capté dans un plénum et renvoyé vers les climatiseurs. En évitant le mélange chaud/froid, le système stabilise la température, améliore le rendement des unités de refroidissement et réduit les besoins énergétiques globaux.
  • Des onduleurs à haut rendement. Les onduleurs jouent un rôle clé : ils protègent les serveurs des microcoupures et variations électriques, tout en assurant la continuité avant la prise de relais des dispositifs de secours. Leur performance sera comprise entre 95 % et 99 %, ce qui signifie qu’une part très limitée de l’énergie est perdue lors de la conversion et de la sécurisation électrique.
  • Des fluides frigorigènes à GWP réduit. Les groupes froids utiliseront le fluide R454B, dont le GWP (pour Global Warming Potential – Potentiel de Réchauffement Global) est de 466, soit 78 % de moins que le R410A traditionnel, dont le GWP atteint 2 088. Le GWP, ou potentiel de réchauffement global, mesure l’impact climatique d’un gaz par rapport au CO2. Choisir un fluide à GWP réduit permet donc de limiter l’impact environnemental potentiel du système de refroidissement.

Un projet fédérateur porté par des acteurs locaux

De nombreuses entreprises locales se sont mobilisées pour mener ce projet à bien. Ont notamment répondu présents à l’appel de la Fibre Paloise via des marchés publics pour la construction de ce datacenter de proximité, sous la supervision des Grands Projets chez Axione :

  • MAS BTP : gros œuvre et second œuvre
  • Eiffage Energie Systèmes : courant fort
  • MCI : chauffage, ventilation, climatisation
  • DEF : détection et extinction incendie
  • Axione : vidéoprotection

Le coût de la construction de cette infrastructure nécessaire à la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées s’élève à 3 millions d’euros. L’exploitation et la commercialisation de l’infrastructure ont été confiées au groupe Axione jusqu’en 2033.

Planning de réalisation du projet

Axione – Pau : un partenariat de confiance de plus de 20 ans

La présence d’Axione à Pau remonte à 2003 avec le déploiement de la fibre optique sur le territoire. Il s’agit du premier projet d’aménagement numérique à dimension européenne. La « Société Paloise Très Haut Débit » (SPTHD) composée d’une équipe d’experts s’installe dans le bâtiment « Le Piano », avenue des Lilas. Ce dernier hébergera le centre d’exploitation des réseaux d’Axione jusqu’en 2020. Aujourd’hui, les activités d’Axione à Pau sont regroupées au sein d’un même bâtiment dans le quartier universitaire. Au total plus de 200 collaborateurs sont spécialisés dans les métiers de la fibre optique, de l’informatique et de l’administration.

Axione a créé la société La Fibre Paloise qui exploite et commercialise le réseau public numérique au travers de près de 200 opérateurs de service dédiés au Grand Public et aux Professionnels. Aujourd’hui près de 65 000 foyers et des centaines d’entreprises bénéficient d’un abonnement fibre optique très haut débit grâce au réseau public numérique.

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