Le marché mondial de la colocation en data center devrait passer de 124,47 milliards de dollars en 2026 à 222,97 milliards de dollars en 2031, soit une croissance annuelle moyenne de 12,4 %, selon MarketsandMarkets.
Cette expansion repose moins sur la simple location de baies que sur la capacité à fournir puissance électrique, refroidissement et interconnexion pour des charges HPC et IA de plus en plus denses. MarketsandMarkets identifie le HPC comme le segment au plus fort rythme de croissance, porté par l’IA, le machine learning et l’analytique, tandis que la disponibilité énergétique et le refroidissement deviennent des critères de choix décisifs face à la seule surface en rack.
Les estimations concurrentes nuancent toutefois l’ampleur du marché : Structure Research anticipe 147,4 milliards de dollars de revenus de colocation en 2026 et 452,1 milliards en 2031, avec une croissance annuelle moyenne de 24,7 %, tandis qu’Arizton projette 88,91 milliards en 2025 et 216,37 milliards en 2031, à 15,98 % par an. Les écarts traduisent des définitions variables du périmètre, notamment l’inclusion ou non de l’interconnexion et des services managés.
La pression opérationnelle est déjà visible : les clusters d’IA générative peuvent atteindre 40 à 80 kW par rack, poussant les opérateurs vers des suites compatibles liquid cooling et des investissements de modernisation, alors que l’Asie-Pacifique affiche la croissance régionale la plus rapide, à 18,3 % par an jusqu’en 2030. L’enjeu n’est plus seulement d’ajouter des mètres carrés, mais de sécuriser raccordements électriques, eau, foncier et capacité de refroidissement à haute densité.

