Amazon contraint de mettre un datacenter à l’arrêt pour cause de surchauffe !

C’est un événement rarissime qui a touché un datacenter d’Amazon en Virginie du Nord, mis hors service… par ses propres températures ! Le 7 mai 2026, AWS a dû arrêter temporairement une de ses grandes installations à cause de surchauffe, ce qui a conduit à des temps d’arrêt et à des ralentissements pour plusieurs grands clients.

Selon les informations publiées, la hausse de température dans un datacenter AWS en Virginie du Nord a été suffisamment importante pour forcer les ingénieurs à réduire l’activité (throttle) puis à rerouter le trafic vers d’autres sites. Vers 11 h 30 le vendredi, Amazon indiquait que le système avait été stabilisé, mais un problème persistant (ongoing issue) dans la région provoquait encore des pauses (timeouts) sur certains services, montrant que la reprise totale a pris plusieurs heures.

Une ‘banale’ surchauffe

La surchauffe dans le datacenter AWS – considérée comme « banale » par les experts – est due à une panne du système de refroidissement, qui a entraîné une hausse rapide des températures (surchauffe) au‑delà des seuils de sécurité, puis une coupure de courant sur certains équipements matériels.

AWS a ajouté que cet incident thermique a provoqué une coupure de courant qui a affecté certains serveurs et volumes de stockage, poussant AWS à arrêter ou rediriger le trafic pour éviter des dommages matériels, ce qui a entraîné des temps d’arrêt et ralentissements pour divers services clients.

Un problème structurel à risque

L’incident est pour le moins étonnant dans une infrastructure réputée être disponible plus de 99,99% du temps. Et il pose un problème structurel : les pannes complètes de datacenters sont extrêmement rares, et les dysfonctionnements de systèmes de refroidissement sont encore plus exceptionnels, voilà qui rend l’événement particulièrement symbolique.

Dans ce contexte, on se trouve face à une logique de cercle vicieux : plus de calculs d’IA et de cloud entraînent plus de chaleur et plus de CO₂, ce qui chauffe davantage le climat local, et donc accroît la pression thermique sur les datacenters eux‑mêmes, au risque de provoquer encore plus de pannes ou de limitations de service…

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