Accélérer le développement des infrastructures numériques en France : France Datacenter et le Groupe iliad remettent 19 recommandations au Gouvernement

Le groupe de travail consacré à l’électrification des usages numériques, co-présidé par France Datacenter et le Groupe iliad, a remis aujourd’hui à Anne Le Hénanff, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, un rapport formulant 19 propositions pour accompagner l’accélération des infrastructures numériques et énergétiques.

Communiqué – Ces recommandations s’articulent autour de trois axes : simplifier les procédures administratives et les raccordements électriques, mieux coordonner la planification des infrastructures, et garantir un cadre économique stable et compétitif pour sécuriser les investissements.

Réunissant administrations, énergéticiens, industriels et acteurs des infrastructures numériques, ce groupe de travail a eu pour objectif d’identifier des mesures concrètes pour accélérer le développement des infrastructures numériques et électriques nécessaires à la croissance des usages numériques et de l’intelligence artificielle en France.

Dans un contexte d’accélération mondiale des investissements liés au cloud et à l’IA, les infrastructures numériques sont désormais au cœur des enjeux de souveraineté, de compétitivité industrielle et d’attractivité économique.

Le rapport rappelle qu’aujourd’hui, plus de la moitié de la consommation électrique induite par les usages numériques français est réalisée hors de France, souvent dans des pays dont le mix énergétique est significativement plus carboné. Sans inflexion rapide, cette dépendance est appelée à croître avec l’essor de l’IA générative et des nouveaux usages numériques.

Dans le même temps, la France dispose d’atouts majeurs : une électricité largement décarbonée, des capacités de production disponibles, des infrastructures télécoms performantes, un tissu industriel solide et un écosystème numérique en forte croissance.

Le véritable enjeu est désormais de transformer ces avantages structurels en avantage compétitif concret dans une compétition internationale qui se joue à très grande vitesse.

Le rapport formule 19 propositions structurées autour de trois priorités :

  • Accélérer les procédures administratives et les raccordements électriques ;
  • Planifier le développement coordonné des infrastructures numériques et énergétiques ;
  • Sécuriser les investissements grâce à un cadre économique stable et compétitif.

Parmi les mesures jugées prioritaires figurent notamment :

  • L’ouverture du statut de Projet Industriel d’Intérêt National Majeur (PIINM) aux centres de données stratégiques ;
  • L’accélération des raccordements électriques avec le passage à la logique de raccordement « premier prêt, premier servi » ;
  • L’alignement de la fiscalité électrique des centres de données sur celle des acteurs électro-sensibles ;
  • Le développement de mécanismes favorisant la reconversion des friches industrielles pour accueillir de nouvelles infrastructures numériques.

Pour Ombeline Bartin, co-présidente du groupe de travail et Directrice des relations extérieures du Groupe iliad : « Les infrastructures numériques sont devenues un enjeu stratégique majeur pour notre souveraineté et notre compétitivité. La France dispose d’atouts uniques pour accueillir les investissements liés à l’IA et au cloud et d’acteurs industriels solides. Mais dans une compétition mondiale qui se joue désormais à très grande vitesse, notre capacité d’exécution sera déterminante. Les propositions formulées par le groupe de travail sont pragmatiques, opérationnelles et largement consensuelles. Elles doivent désormais trouver une traduction rapide et effective dans l’action publique afin de permettre à la France de transformer son avantage énergétique en leadership numérique durable. »

Pour Michaël Reffay, co-président du groupe de travail et Délégué général de France Datacenter : « Les centres de données constituent désormais une infrastructure essentielle de l’économie numérique, à l’instar des routes romaines ou du rail à leur époque respective. Le rapport propose des mesures concrètes et opérationnelles pour répondre à l’objectif d’électrification de nos usages via le numérique et pour permettre à la France de transformer son avantage énergétique en avantage compétitif durable au service de l’innovation, de l’emploi et des territoires. »

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