C’est poussé par l’administration américaine que le cabinet de la Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, a annoncé la construction de deux datacenters, de 150 MW et 300 MW. Surprenant pour ce petit état insulaire dont les difficultés en matière d’énergie et d’eau sont connues et massives.
À Trinité-et-Tobago, État insulaire le plus méridional des Petites Antilles, situé à proximité du Venezuela, même s’il s’est amélioré au fil des temps l’approvisionnement en électricité est encore l’objet de coupures de courant occasionnelles. Mais surtout c’est l’approvisionnement en eau qui représente une difficulté majeure dans l’archipel des Deux-Îles. La compagnie des eaux de l’État a établi des horaires pour ne distribuer l’eau courante qu’une fois par semaine. Et encore, certaines communautés peuvent rester plusieurs semaines sans eau courante.
C’est dans cet environnement pour le moins défavorable à l’implantation d’industries que le cabinet de la Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, a annoncé la construction de deux datacenters, de 150 MW et 300 MW. Le plus grand revient à Hummingbird AI Holdings, une société basée en Floride, accompagnée par le cabinet d’avocats new-yorkais Ernst & Young LLP.
Le plus surprenant, dans ce projet qui s’accompagne de la relance de la production d’une usine sidérurgique locale, c’est que l’opération n’a pu être réalisée qu’après l’intervention de l’administration Trump, qui a pesé de tout son poids pour obtenir la signature de l’accord. Le gouvernement de Trinité-et-Tobago a également mis en avant la promesse américaine de création de 5 000 emplois liés à ces trois opérations… La volonté de l’administration Trump de pousser les data centers d’IA sur tous les territoires qu’elle contrôle frôle ici l’indécence !

