La gouverneure de l’État de New York, la démocrate Kathy Hochul, a signé un ordre exécutif qui gèle temporairement les grands data centers en imposant un moratoire d’un an visant les nouveaux projets de data centers de 20 MW et plus.
Le cœur du dossier est un arbitrage très concret entre accélération de l’infrastructure IA et contrainte réseau : New York veut suspendre les nouveaux data centers de plus de 20 MW pour mesurer l’effet sur la consommation d’électricité, l’eau, les émissions et les tarifs pour les autres usagers.
Le texte ne vise pas tous les sites de façon uniforme, les projets déjà autorisés sont censés être épargnés, et plusieurs versions du dossier évoquent aussi des règles additionnelles sur le travail, la transparence, les réseaux publics et le recours progressif aux renouvelables.
Plusieurs seuils ressortent : 20 MW pour le moratoire visant les grands sites, 5 MW pour des obligations plus larges dans certaines versions du projet, et une durée d’un an pour la pause finalement adoptée par la législature.
Un point important de divergence existe toutefois dans les premiers débats : le projet initial évoquait trois ans, puis le compromis final est descendu à un an.
Cette affaire dépasse largement l’État de New York, car elle cristallise une tension désormais centrale dans le secteur : les data centers IA réclament des puissances toujours plus élevées, alors que les réseaux, les autorités locales et les consommateurs finaux supportent de plus en plus mal la facture énergétique et les contraintes de raccordement.

