À mesure que l’IA passe à l’échelle, les entreprises françaises réévaluent leurs choix d’infrastructure.

Étude Broadcom : coûts, protection des données, souveraineté et gouvernance s’imposent comme les principaux critères de décision à l’heure où les projets d’IA entrent en production.

Communiqué – L’essor de l’IA en production rebat les cartes des stratégies cloud. Selon le rapport Private Cloud Outlook 2026 publié par Broadcom, les entreprises françaises accordent une importance croissante à la maîtrise des coûts, à la gouvernance et à la protection des données lorsqu’elles choisissent où exécuter leurs charges de travail IA.

Alors que l’édition précédente mettait en évidence une recherche d’équilibre entre cloud public et cloud privé, les résultats 2026 illustrent une accélération de cette réflexion sous l’effet de trois facteurs : les coûts, la complexité opérationnelle et le besoin de contrôle.

Parmi les principaux enseignements observés en France :

  • 50 % des entreprises exécutent déjà ou prévoient d’exécuter leurs charges d’inférence IA en production sur un cloud privé, contre 35 % sur un cloud public ;
  • les principaux nouveaux défis générés par l’IA pour les directions informatiques sont la protection des données et la confidentialité (43 %), suivies de la sécurité et du contrôle (35 %) ;
  • 96 % des responsables IT estiment qu’une partie de leurs dépenses en cloud public est gaspillée, et 53 % considèrent que ce gaspillage représente plus d’un quart de leur budget cloud public ;
  • 84 % des organisations envisagent de rapatrier certaines charges de travail du cloud public vers le cloud privé, tandis que 51 % l’ont déjà fait ;
  • 85 % des décideurs IT indiquent que les enjeux géopolitiques influencent désormais leur stratégie et leurs opérations informatiques ;
  • en matière de géopolitique, les exigences de conformité réglementaire (52 %) demeurent légèrement devant les exigences de souveraineté et de localisation des données (48 %) parmi les facteurs qui influencent les décisions d’infrastructure.

« À mesure que les entreprises passent des phases pilotes à des déploiements IA à grande échelle, les coûts d’infrastructure et d’exploitation augmentent, les enjeux de sécurité se renforcent et la complexité opérationnelle s’accroît », explique Prashanth Shenoy, Vice President of Marketing de la division VMware Cloud Foundation chez Broadcom. « Les résultats montrent que les entreprises recherchent des environnements offrant davantage de contrôle, de prévisibilité et de gouvernance pour accompagner leurs projets d’IA en production. »

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L’IA en production pousse les entreprises à réévaluer leurs architectures

L’un des enseignements majeurs de cette édition concerne l’évolution des environnements choisis pour exécuter les charges de travail liées à l’IA. Si le cloud public demeure adapté aux expérimentations, aux projets pilotes et à l’entraînement des modèles, les arbitrages évoluent lorsque les entreprises cherchent à déployer l’IA à grande échelle.

En France, une entreprise sur deux exécute déjà ou prévoit d’exécuter ses charges d’inférence IA en production sur un cloud privé, contre un peu plus d’un tiers sur un cloud public.

Cette évolution s’explique notamment par la montée des préoccupations liées aux coûts et à la gouvernance. 59 % des responsables IT français se déclarent très ou extrêmement préoccupés par les coûts d’infrastructure associés à l’IA générative et agentique, tandis que 35 % indiquent que l’IA génère de nouvelles exigences en matière de protection des données, de confidentialité, de sécurité et de gestion des risques.

Géopolitique, conformité et souveraineté redéfinissent les stratégies d’infrastructure

Les considérations géopolitiques occupent désormais une place centrale dans les décisions technologiques. En France, 85 % des responsables IT déclarent que ces enjeux influencent directement leur stratégie et leurs opérations.

Les exigences de conformité réglementaire (52 %) et celles liées à la souveraineté et à la localisation des données (48 %) figurent désormais parmi les principaux critères guidant les choix d’infrastructure.

Cette tendance est particulièrement marquée dans les secteurs soumis à des exigences élevées en matière de sécurité et de conformité, tels que les services financiers, le secteur public, la santé ou les sciences de la vie.

Pour ces organisations, la combinaison de volumes de données croissants liés à l’IA, de contraintes réglementaires complexes et de préoccupations de gouvernance renforce l’intérêt pour des infrastructures permettant de conserver la maîtrise des données sensibles.

Les coûts deviennent un facteur déterminant dans les arbitrages cloud

Pour la première fois à l’échelle mondiale, le coût devient la principale préoccupation associée au cloud public, devant la sécurité.

En France, cette pression se reflète dans la perception des dépenses cloud : 96 % des responsables IT estiment qu’une partie de leurs investissements cloud public est sous-utilisée ou gaspillée, tandis que 53 % considèrent que ce gaspillage dépasse un quart de leur budget total consacré au cloud public.

Cette situation se traduit par une réflexion croissante autour du rapatriement de certaines charges de travail. 84 % des organisations françaises envisagent aujourd’hui de transférer certaines applications ou données du cloud public vers le cloud privé, et 51 % ont déjà engagé une telle démarche. La prévisibilité des coûts figure désormais parmi les principaux moteurs de ces décisions, citée par 33 % des répondants.

Dans ce contexte, les entreprises renforcent leurs investissements dans les environnements leur permettant de mieux maîtriser leurs coûts, leurs données et leurs contraintes de gouvernance. En France, 51 % des décideurs IT considèrent la création de nouvelles charges de travail sur cloud privé comme une priorité, contre 49 % un an plus tôt.

Méthodologie de l’étude

L’étude Private Cloud Outlook 2026 repose sur une enquête mondiale menée par Radius Tech en partenariat avec Broadcom. Réalisée entre février et mars 2026, elle a été conduite auprès de 1 800 décideurs IT seniors travaillant dans des entreprises de 1 000 collaborateurs ou plus, réparties dans huit pays en Amérique du Nord, en Europe et en Asie-Pacifique, dont 200 répondants en France, 200 au Royaume-Uni et 200 en Allemagne.

  • Image d’en-tête générée par une IA

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