L’Asie du Sud-Est accélère sur les data centers
La vague mondiale d’investissements dans le cloud et l’IA gagne désormais l’Asie du Sud-Est, avec la Malaisie en tête et de nouveaux projets en Indonésie, en Thaïlande et au Vietnam.
La vague mondiale d’investissements dans le cloud et l’IA gagne désormais l’Asie du Sud-Est, avec la Malaisie en tête et de nouveaux projets en Indonésie, en Thaïlande et au Vietnam.
Altarea pose la première pierre d’un projet mixte intégrant un data center et une résidence étudiante au cœur de Vélizy-Villacoublay. Le projet associe un data center urbain de nouvelle génération, une résidence étudiante sociale de 365 logements ainsi que quatre commerces en rez-de-chaussée. Il illustre une nouvelle manière d’intégrer infrastructures numériques et usages résidentiels et commerciaux, au service des enjeux sociaux, environnementaux et économiques de Vélizy-Villacoublay et de ses habitants.
L’Allemagne fait le pari de la data, Berlin veut au moins doubler ses capacités de data centers et quadrupler celles dédiées à l’IA d’ici 2030. Le secteur représentait déjà 2 980 MW de puissance installée et 21,3 TWh d’électricité consommée en 2025, selon Bitkom, qui anticipe environ 5 000 MW en 2030 – une projection inférieure à l’ambition gouvernementale de doublement.
Google s’apprête à lancer, ce 1er octobre, son premier satellite expérimental « MVP » dans le cadre de Project Suncatcher, destiné à valider la faisabilité technique de data centers IA en orbite basse, alimentés par le soleil. Derrière l’effet d’annonce, se dessine un arbitrage brutal : contourner les contraintes terrestres (énergie, foncier, raccordement, acceptabilité) au prix de défis redoutables (refroidissement, radiation, latence, coût du kilo en orbite, maintenance).
Avec Astor, quatre anciens cadres de Global Switch veulent transformer leur expérience des grands data centers en une nouvelle plateforme européenne dédiée aux infrastructures « power-ready » et au calcul distribué. Soutenue par Margaux Platforms, la jeune société vise un marché où le foncier, l’électricité et les délais de raccordement deviennent aussi stratégiques que les serveurs eux-mêmes.
Deux frappes russes, les 23 et 25 septembre, ont ciblé des infrastructures numériques de Kyiv, en Ukraine, ce qui a perturbé l’accès à Internet d’une partie de la vie civile. Les reprises sur sites de secours fonctionnent, mais elles révèlent les limites d’une résilience construite sous le feu.
L’Africa Data Centres Association (ADCA) publie son nouveau rapport sur l’efficacité énergétique des data centers africains : « African Climate & Data Center PUE 2026 ». L’Afrique améliore progressivement son PUE, qui se rapproche des standards mondiaux, mais le climat impose encore ses règles.
Le projet de PHOCEA DC s’inscrit dans le développement de data centers Edge souverains en milieu urbain à Marseille, avec un ancrage local affirmé et une stratégie inchangée. La finalisation d’un tour de financement vise à soutenir l’expansion de cette infrastructure, en s’appuyant sur un partenaire financier expérimenté dans les data centers et les câbles sous-marins, ainsi que sur des partenariats techniques stables. Dans notre interview, Damien DESANTI, fondateur et CEO de PHOCEA DC, déploie trois axes principaux : la structuration financière du projet et sa viabilité ; l’intégration urbaine, la récupération de chaleur fatale et la conformité aux orientations publiques ; et le positionnement commercial à Marseille, incluant la montée en densité via DLC, les opérateurs et les grandes capacités demandées. L’ensemble s’articule autour d’une démarche locale, de la réhabilitation de friches et d’une vision de modèle réplicable.
La Commission européenne a dévoilé un dispositif d’étiquetage obligatoire pour les data centers de plus de 500 KW, afin de rendre publiques leur efficacité énergétique (PUE) et leur consommation d’eau (WUE), ainsi que leur contribution à la résilience locale (réutilisation de chaleur, flexibilité réseau). Si le texte n’impose pas encore de plafonds de consommation, il pose les bases d’une future réglementation contraignante dès 2027, dans un contexte de triplement attendu des capacités européennes d’ici 2030.
PHOCEA DC annonce une levée de fonds majeure et engage un plan d’investissement de plus de 120 millions d’euros pour déployer un maillage de datacenters de proximité responsables au cœur de Marseille. L’opérateur souverain marseillais finalise l’entrée au capital du fonds d’infrastructure paneuropéen Marguerite. Objectif : bâtir un réseau de centres de données Edge plus vertueux et parfaitement intégrés à la ville et à ses institutions.
Le promoteur australien Goodman s’apprête à convertir 15,5 hectares d’anciens sites industriels (Stellantis, Iveco, Einstein) à Trappes-Élancourt (Yvelines) en trois data centers pour une puissance électrique cible de 300 MW.
L’État de New York transforme la contestation des infrastructures d’IA et de data centers en doctrine de négociation. Son nouveau cadre, le Community Investment Framework (CIF), recommande aux collectivités d’exiger au moins 1 million de dollars par mégawatt de puissance électrique consommée, tout en imposant aux développeurs de répondre aux coûts du réseau, de l’eau, des infrastructures locales et d’un éventuel abandon du site. Une inflexion majeure pour un secteur habitué à négocier des exonérations fiscales plutôt que des contreparties.