Bordeaux enterre le méga-data center BXIA
Le maire de Bordeaux et président de la Métropole, Thomas Cazenave, acte un arbitrage énergie-foncier-emploi en enterrant le méga-data center BXIA de Bordeaux-Lac.
Le maire de Bordeaux et président de la Métropole, Thomas Cazenave, acte un arbitrage énergie-foncier-emploi en enterrant le méga-data center BXIA de Bordeaux-Lac.
En renonçant officiellement à implanter le projet de pôle numérique souverain BXIA, associant data center et supercalculateur IA, le maire de Bordeaux et président de la Métropole, Thomas Cazenave, a ouvert la boîte de Pandore des mégaprojets IA. Mais que cache ce refus ? L’arbitrage entre politique, foncier, énergie, eau et emploi est brutal…
Le dernier rapport « Uptime Institute Global Data Center Survey 2026: supplier view » dresse le bilan des tendances observées par les fournisseurs, consultants et bureaux d’études du secteur des data centers. Réalisée en avril et mai 2026 auprès de plus de 800 propriétaires et exploitants, ainsi que de plus de 800 acteurs de la chaîne fournisseurs, cette 16ᵉ édition met en évidence une industrie toujours portée par l’investissement, mais confrontée à des contraintes croissantes sur les équipements, les délais de construction et la disponibilité des capacités industrielles.
En annonçant au moins 13 milliards d’euros d’investissements en Finlande en 2027 et 2028, Google ne se contente pas d’agrandir ses data centers. Le groupe sécurise simultanément du foncier, des capacités de calcul, de l’électricité nucléaire, des renouvelables et des compétences.
Microsoft préparerait plus que le triplement de sa capacité mondiale de data centers, de 12 à environ 38 GW d’ici 2032. Derrière ce chiffre spectaculaire, le véritable enjeu n’est plus seulement la demande en calcul : c’est la capacité à produire, acheminer, refroidir et financer une infrastructure électrique comparable à celle d’un grand système industriel.
Tout est bon pour s’opposer aux data centers, tout et surtout la désinformation et le n’importe quoi ! La prochaine vague de fakes nous vient des États-Unis, où des opposants avides de polémiques (et d’abonnés sur leurs comptes de réseaux sociaux…) alimentent la désinformation en accusant aujourd’hui les data centers de tuer des animaux…
Amazon Web Services (AWS) dévoile Sta’O’Nuk – « serpent de foudre » selon la langue indienne quinault dont la tribu est présente sur le lieu d’atterrissage américain –, un câble sous-marin dédié de 420 Tbps entre le Japon et les États-Unis, avec mise en service prévue en 2029. L’angle est de désengorger les corridors historiques de Californie/Oregon, créer une voie indépendante via l’État de Washington et renforcer la résilience du réseau global face aux risques géophysiques et aux pannes concentrées.
Après l’évocation du secteur du data center sous tension en France, Grégory Berkovicz revient pour nous dans cette seconde partie de notre échange sur le projet Bosquel, qu’il accompagne, un datacenter IA de 1 GW dans la Somme (Hauts de France), annoncé par SoftBank et Sesterce dans le cadre de Choose France, ainsi que les questions de compétence, de professionnalisme, d’administration, etc.
Microsoft veut brancher l’Alsace sur l’IA avec un data center géant à Petit-Landau et Hombourg. Le géant de l’IT prépare un campus cloud et IA hors norme de 2 milliards d’euros. DCmag fait le point sur ce projet en vous communiquant ce qui a été rendu public jusqu’à aujourd’hui.
VIA DC, spin-off des activités internationales de CAP INGELEC, lance une coentreprise en Italie, Via DC Italia, en partenariat avec MCM Ingegneria Srl, afin de mieux accompagner le marché local du développement de data centers. La nouvelle société sera dirigée par Roger Midence-Díaz.
À partir d’un échange au long cours, Grégory Berkovicz, avocat, président du groupe GB2A, impliqué dans l’accompagnement de grands projets, dessine une lecture rare du marché des data centers en France. Entre projets hyperscale et IA, data centers territoriaux, enjeux d’énergie, promesses de souveraineté et retour d’expérience sur le dossier du Bosquel, l’entretien met en lumière un secteur en forte accélération, mais encore en quête de stabilité.
SPIE Building Solutions vient de finaliser la transformation du data center de la Direction nationale des statistiques du commerce extérieur (DNSCE) à Toulouse, en maintenant les serveurs en fonctionnement continu. Un exploit technique d’une intervention chirurgicale sur infrastructure critique.