Nomination – Per Narvinger, CEO Ericsson
Ericsson passe le relais à Per Narvinger pour entrer dans l’ère de l’IA physique.
Ericsson passe le relais à Per Narvinger pour entrer dans l’ère de l’IA physique.
Derrière les annonces de croissance liées à l’IA, les géants de la tech pourraient masquer une partie du vrai coût de leur build-out, surtout quand on regarde la comptabilité traditionnelle, les dépenses de capital et la rémunération en actions. Le sujet n’est pas seulement technologique, il touche à la manière dont les investisseurs évaluent réellement la rentabilité de Meta, Microsoft, Alphabet ou Amazon.
Les serveurs et GPU IA deviennent obsolètes en 2 à 3 ans plutôt qu’en 5 à 6 ans, ce qui double les amortissements, explose les charges de dépréciation (116 milliards $ en 2026 pour les 4 hyperscalers) et menace la rentabilité des géants de la tech. Ce problème de 400 milliards de dollars de puces pourrait transformer le boom de l’IA en bulle si les entreprises ne raccourcissent pas leurs cycles d’amortissement.
Dans un article, Nvidia promet de “résoudre” la soif des data centers, mais surtout à l’intérieur des murs de la salle blanche. Son nouveau design Rubin/Dsx passe au 100 % liquide en boucle fermée, vise un fonctionnement jusqu’à 45°, et revendique une réduction de la consommation d’eau de refroidissement à presque zéro dans les bons climats. Nvidia a-t-elle trouvé la solution ? Non, Nvidia a déplacé le problème…
Concevoir, construire et exploiter les data centers exige d’intégrer les tendances transformatrices en termes d’alimentation électrique, de refroidissement et d’infrastructure pour soutenir la « mise à l’échelle du gigawatt » demandée par l’adoption de l’IA. La production d’énergie sur site, les jumeaux numériques et la maintenance prédictive basée sur l’IA devraient continuer à se développer à mesure que les opérateurs recherchent davantage de contrôle, de visibilité et de résilience.
L’IA de nouvelle génération entre dans l’ère des mégainfrastructures. Foxconn annonce le basculement du secteur en avançant un chiffrage jusqu’à 47 milliards de dollars d’investissement pour un data center IA de 1 GW basé sur Nvidia Vera Rubin. L’infrastructure devient un projet industriel de puissance, de réseau et de capital immobilisé.
À Dublin, Equinix teste des groupes électrogènes à hydrogène pour remplacer le diesel en secours, sur un site déjà sous contrainte de réseau. Le pilote reste modeste, mais c’est plus qu’une simple expérimentation technique : il révèle la tension croissante entre croissance des data centers, restrictions de raccordement et recherche de solutions de décarbonation crédibles.
Une nouvelle étude de First Street révèle que près de 79 % de la capacité mondiale de data centers est exposée à des aléas climatiques sévères, tandis que plus de la moitié est soumise à des stress chroniques comme la chaleur extrême et la sécheresse. Derrière les chiffres, se dessine un risque d’infrastructure systémique pour le cloud, l’IA et l’économie numérique, avec des tensions majeures sur l’énergie, le refroidissement, l’assurabilité et les choix de localisation.
Une première européenne pour la souveraineté des infrastructures numériques : dans le cadre de la démarche de labellisation portée par CISPE, ETIX, PHOCEA DC et Thésée Datacenter adoptent le référentiel Sovereignty Certifications en s’engageant sur quatre piliers stricts et vérifiables, affirmant leur rôle de piliers de l’autonomie numérique européenne.
Google a lancé Brazos, un système de refroidissement liquide rack-mounted en boucle fermée conçu pour permettre le déploiement d’équipements haute densité refroidis par liquide dans des data centers existants refroidis par air, sans nécessiter de retrofit coûteux de l’installation.
La FERC (Federal Energy Regulatory Commission), sous l’instigation de l’administration Trump, impose aux opérateurs énergétiques américains de réseaux régionaux un délai de 60 jours pour revoir leurs règles d’accueil des data centers, avec un double objectif : accélérer les connexions sans faire payer la note aux ménages.
AMD, Dell Technologies et l’Université de Cambridge s’allient pour bâtir le SAIL, Sovereign AI Innovation Lab, adossé au supercalculateur Zenith, afin d’accélérer la recherche, muscler l’infrastructure d’IA britannique et faire du Royaume-Uni une place forte de l’IA pour la science, la santé et les services publics.