Campus IA de Rovaltain : Sesterce saisit le Conseil d’État d’un pourvoi en cassation et réaffirme le caractère stratégique du projet.

Communiqué – À la suite de l’ordonnance rendue le 10 juillet 2026 par le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble, qui suspend à titre provisoire l’exécution du permis de construire, délivré le 18 décembre 2025 par la commune d’Alixan, Sesterce confirme sa confiance dans la solidité de son dossier et annonce former un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État.

Une décision provisoire qui ne remet pas en cause la pertinence du projet

L’ordonnance a été rendue dans le cadre d’une procédure de référé, c’est-à-dire d’une procédure d’urgence. Elle présente donc un caractère provisoire : elle suspend temporairement l’exécution du permis de construire dans l’attente du jugement au fond, sans prononcer son annulation ni préjuger de la légalité du projet.

À notre sens, l’appréciation du juge des référés semble prendre en compte une évolution potentielle du projet, plutôt que de se limiter à l’autorisation de construire et au dossier de demande dans leur état actuel.

Un projet conçu dans le respect des exigences réglementaires et environnementales

Le projet a été autorisé au terme d’une instruction régulière et il respecte les dispositions environnementales applicables. En étroite collaboration avec les services de l’État, et notamment la DREAL, la puissance électrique du projet a été fixée à 40 MW et la capacité maximale des installations de secours à 19,80 MW thermiques pour la première étape, puis en dessous de 50 MW lorsque le projet sera totalement développé. Le projet demeure en deçà des seuils applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) soumises à autorisation.

Enfin, le projet prévoit la suppression des deux chaudières à gaz actuellement présentes sur le site, au profit d’une alimentation reposant sur une énergie décarbonée, contribuant ainsi à améliorer son empreinte environnementale.

Un soutien fort du monde économique face à une opposition systématique

Sesterce salue la prise de position du MEDEF Drôme-Ardèche qui, dans son communiqué du 15 juillet 2026, dénonce « une entrave préoccupante à la liberté d’entreprendre » et rappelle que la succession des recours et des prises de position politiques envoie un signal préjudiciable à l’attractivité économique du territoire, alors que de nombreuses entreprises locales du BTP, de l’énergie et des services voient des investissements privés différés ou remis en cause.

Comme le souligne le MEDEF Drôme-Ardèche, « la compétitivité de la France ne se décrète pas. Elle se construit en donnant aux entrepreneurs et aux entrepreneuses la liberté d’entreprendre et la capacité de concrétiser leurs investissements ».

Un projet stratégique pour la souveraineté numérique française et européenne

Le campus de calcul dédié à l’intelligence artificielle porté par Sesterce sur le parc d’activités de Rovaltain, à proximité immédiate de la gare de Valence TGV, représente un investissement de 450 millions d’euros pour sa première phase et de près de 1,5 milliard d’euros à terme.

Présenté dans le cadre du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle organisé par la France en février 2025, il doit doter la France et l’Europe d’une capacité de calcul souveraine de premier plan, créer des emplois qualifiés et durables et ancrer la Drôme au cœur de l’économie de l’intelligence artificielle.

Dans ce contexte, Sesterce demande au Gouvernement de le qualifier de projet d’intérêt national majeur (PINM), sur le fondement de la loi du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique, qui ouvre expressément ce statut aux centres de données revêtant une importance particulière pour la transition numérique et la souveraineté nationale.

Un engagement environnemental pleinement intégré au projet

Pour Sesterce, l’ambition industrielle va de pair avec l’exemplarité environnementale. L’entreprise l’a affirmé dès l’origine du dossier et elle s’y tient.

Conformément aux engagements pris, Sesterce poursuivra les études d’optimisation prévues dans le cadre réglementaire applicable et s’engage à communiquer, autant que nécessaire, sur les résultats obtenus ainsi que sur les solutions techniques mises en œuvre.

Cette démarche s’articule autour de quatre priorités : l’optimisation de l’efficacité énergétique, la valorisation de la chaleur fatale, c’est-à-dire la chaleur produite puis récupérée afin d’être réutilisée, la sobriété dans l’usage de l’eau et une insertion paysagère soignée.

« Nous respectons l’institution judiciaire et nous avons confiance dans son rôle. C’est précisément pour cela que nous avons décidé de porter ce dossier devant le Conseil d’État. La France ne peut, d’un côté, affirmer son ambition de souveraineté en matière d’intelligence artificielle et, de l’autre, se priver d’infrastructures qui la rendent possible. Sesterce entend donc poursuivre ce projet, dans le strict respect du droit et des exigences environnementales qui l’accompagnent », précise Anthony Tchakerian, président-directeur général de Sesterce.

Prochaines étapes

Sesterce continuera à travailler, dans un esprit de transparence et de dialogue, avec l’ensemble des acteurs concernés.
L’entreprise veillera par ailleurs à informer les parties prenantes des prochaines étapes de la procédure devant le Conseil d’État et des développements associés.

« Les grands projets industriels connaissent parfois des étapes contentieuses. Elles participent du fonctionnement normal de l’État de droit. Notre ambition demeure quant à elle inchangée : contribuer au développement d’une infrastructure d’intelligence artificielle française, performante, souveraine et responsable, créatrice d’emplois, d’innovation et de valeur pour le territoire », complète Anthony Tchakerian.

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