Elon Musk a donné l’ordre de fermer un datacenter de Twitter la veille de Noël

Tôt la veille de Noël une équipe envoyée par Elon Musk à Sacramento, Californie, a débarqué dans l’un des trois principaux datacenters de Twitter avec l’ordre de déconnecter les serveurs.

Pour Elon Musk, qui ne digère pas l’acquisition de Twitter pour 44 milliards de dollars, la priorité n’est pas d’assurer le bon fonctionnement du réseau social, mais de faire des économies. Il affirme d’ailleurs avoir passé les cinq dernières semaines à réduire les coûts. Et la dernière décision prise est radicale, le patron a donné l’ordre de fermer l’un des principaux datacenters du réseau social, SMF1 à Sacramento, la veille de Noël.

  • 30% de la puissance de calcul de Twitter a été perdue à la veille de la période des fêtes.
  • Le système utilisé par Twitter pour trier les signalements de contenus illégaux et préjudiciables s’est brièvement déconnecté.

Les équipes de Twitter craignaient des dysfonctionnements dans le réseau social, et ils n’ont pas manqué d’arriver. Certes, Elon Musk a tweeté que le service restait en ligne, « même après avoir déconnecté l’un des racks de serveurs les plus sensibles« , et en effet il n’y a pas eu de panne générale. Mais des utilisateurs du monde entier ont constaté des pannes partielles pendant plusieurs heures… Le temps que les employés encore salariés – Musk a licencié près de 75% des salariés de Twitter – interrompent leurs vacances pour résoudre les problèmes.

L’attitude de Musk est un catalogue du pire

Élimination des personnes qui s’opposent au patron ; licenciements massifs ; ordre de retarder le paiement des fournisseurs pour renégocier les factures à la baisse ; ordre de ne plus payer les loyers, jusqu’à l’expulsion (le bureau de Seattle a fermé, un bureau sur deux a fermé à New York, le siège de San Francisco sur 6 étages a été réduit à deux) ; Twitter ne paie plus les services de nettoyage, les employés apportent leur papier toilette ; coupure des services de sécurité, de comptabilité et de déclarations de revenus (KPMG), de conseil (Deloitte) – ces deux sociétés ont été payées, mais leurs contrat pourraient se terminer… -, et de conciergerie ; fermeture du service communication…

  • Ces mesures d’économies portent un nom : « zero-based budgeting ». Le concept est simple : considérer le niveau de dépense à zéro, et justifier chaque projet de dépense.

Les hommes de Musk, de Tesla et de SpaceX

Pour mener à bien une telle politique, il faut des hommes de confiance. Elon Musk les a trouvés parmi ses proches : la réduction des coûts a été supervisée par Steve Davis, le patron de la start-up de tunnels The Boring Co., et Jared Birchall, le patron du family office du milliardaire. Omead Afshar, vice-président de SpaceX et superviseur de la construction de l’usine de Tesla à Austin, Texas, intervient également. Ils sont accompagnés dans leurs missions d’ingénieurs de Tesla et de SpaceX, qui factureront certains services en sous-traitance.