Un violent incendie a ravagé jeudi matin un datacenter de NorthC à Almere, aux Pays-Bas, générant d’énormes nuages de fumée visibles à des kilomètres et déclenchant une alerte pour les riverains. La cause reste inconnue, mais les pompiers ont déployé des moyens massifs pour contenir le feu dans un compartiment arrière du bâtiment.
- Photos extraites de vidéos publiées localement.

NorthC a évacué le personnel du site, tandis que des rapports indiquent que les pompiers ont été dépêchés sur les lieux vers 8 h 30, l’alerte ayant été déclenchée à deux reprises en l’espace de 30 minutes. À 9 h 10, l’incident a été classé majeur et une alerte régionale de niveau 1 a été déclarée.
Ce niveau est le plus bas des cinq niveaux du protocole néerlandais d’évaluation des risques. Il exige la coopération de plusieurs services d’urgence — notamment la région de sécurité, les pompiers, la police, les ambulances et la municipalité — et la mise en place d’un poste de commandement central pour coordonner l’intervention sur le terrain sous l’autorité d’un seul responsable.
Les autorités ont émis un NL-Alert (message diffusé sur les réseaux télécoms) urgent, invitant la population à fermer fenêtres, portes et ventilation mécanique face à la fumée toxique qui s’est dégagée de l’incendie. Aucune blessure n’est signalée, mais les secours, aidés d’un véhicule de l’aéroport de Lelystad (afin par précaution d’arroser une cuve de diesel du site), ont dû lutter pour empêcher la propagation au bâtiment principal.
Impacts numériques massifs
L’université d’Utrecht, touchée dès le début de l’incendie, a vu ses réseaux, applications et sites web tomber en panne, forçant les utilisateurs à rester déconnectés pour éviter la surcharge. Des organisations comme la Chambre de Commerce et la municipalité de Dronten ont rapporté des dysfonctionnements, soulignant la vulnérabilité des infrastructures cloud centralisées. L’incendie a également perturbé les transports publics dans la province d’Utrecht. Les conducteurs de bus et de tramway ont rencontré des difficultés à rester en contact avec le centre de contrôle qui gère les urgences et la coordination quotidienne.
L’événement met en lumière les failles des datacenters : un seul incendie peut générer des pannes critiques et paralyser des institutions entières, malgré les backups censés être redondants. Avec des milliers d’usagers impactés en quelques heures, il interroge la résilience des clouds européens et pousse à repenser la souveraineté numérique.

