Une alliance américaine inattendue pour l’IA… syndicats ouvriers et géants de la tech

Dans la course mondiale à l’IA, les syndicats américains de la construction s’allient aux géants de la tech pour bâtir des datacenters massifs, boostant emplois et formations, malgré les critiques sur l’énergie et l’environnement. Cette union improbable propulse les troupes syndicales à des records, avec des classes d’apprentis doublées et des heures de travail qui explosent.

Les syndicats du bâtiment, traditionnellement voix des travailleurs, construisent l’économie IA américaine aux côtés des géants du cloud et de l’IA. Les datacenters absorbent 40 % des heures de travail au Columbus-Central Ohio Building Trades Council et plus de 50 % pour l’IBEW Local 26 à Washington D.C..

North America’s Building Trades Unions a atteint un record d’adhésion en 2025, avec des formations aux datacenters en expansion rapide, comparable aux années 1950. Les géants de la tech investissent des dizaines de millions de dollars en programmes, à l’exemple de Google accorde 10 millions de dollars pour élargir de 70 % le pipeline d’électriciens syndiqués.

Quant à Sam Altman, le CEO d’OpenAI, il loue : « Les ouvriers syndiqués [qui] posent les fondations de l’économie IA ».

Partenariats stratégiques et lobbying

Les syndicats soutiennent les projets face aux oppositions locales sur l’eau, l’énergie et le bruit, alignés sur la rhétorique de sécurité nationale contre la Chine. Ils négocient des accords sur des campus comme Stargate (Oracle-OpenAI) au Michigan, couvrant 90 % des datacenters US pour les plombiers syndiqués.

Dans les États, ils bloquent les moratoires (Maine) ou les taxes (Virginie), forçant les démocrates à choisir entre ouvriers et progressistes. En Pennsylvanie, le gouverneur Rob Bair défend : « Ces jobs profitent aux communautés – demandez des écoles financées ! »

Aux États-Unis, où un tiers (seulement) des chantiers sont syndiqués, Mark McManus, élu du syndicat des plombiers, admet l’alliance avec les « plus riches du monde », mais il argue que « Sans nous, les data centers se bâtiraient quand même ». Quand les besoins énergétiques relancent les usines, cela vaut bien de fermer les yeux sur les luttes syndicales et environnementales.

à lire